L’autoconstruction dans le monde d’après

Petite maison au bord d'un lac
L’histoire se répète, le monde d’après la pendémie ressemble beaucoup à celui d’avant, sauf que le cout des matières premières s’envole, le prix des maisons et des appartements aussi. C’est dramatique pour celui, qui, appauvri par le COVID ne pouvant ni louer ni acheter avait décidé de mettre la main à la pâte pour avoir sa maison. Même l’autoconstruction devient coûteuse.

L’histoire se répète

Immédiatement après la guerre, la pénurie de logements est devenue très évidente, car les propriétaires en position de force ont compris qu’ils avaient le pouvoir d’exiger des loyers exorbitants. Les statisticiens se sont mis à l’œuvre et ont informé le public que, dans les cinq années à venir, il faudrait construire quelque 3 300 000 nouveaux logements pour loger correctement la population. Les magazines de construction prédisaient également de grandes choses dans le domaine de la construction, et tous les acteurs de l’industrie du bâtiment s’attendaient à de grosses années de prospérité, car le besoin était là et la pression des loyers élevés aussi. Pourquoi les milliers de familles qui avaient attendu ne construiraient-elles pas maintenant, alors qu’elles voyaient leur argent gaspillé en loyers élevés ? Toutes sortes de publicités ont été envoyées pour inciter le public à construire, et des salons de la propriété ont vu le jour dans toutes les grandes villes, et on pouvait trouver de nombreux constructeurs qui disaient qu’il fallait construire immédiatement, avant que les prix ne montent.

Et en voyant le pauvre constructeur de maisons sans protection, la cupidité de la nature humaine s’est emparée de tous les acteurs de l’industrie du bâtiment comme elle s’est emparée de tous les autres secteurs d’activité, et le prix des matériaux s’est envolé, et le coût de la main-d’œuvre s’est gonflé.

À la fin de 1918, le coût moyen de tous les matériaux de construction était supérieur de 175 % à celui de 1913, mais au premier trimestre de 1920, il avait augmenté de 300 % par rapport aux prix de 1913. Le bois de construction avait augmenté de 373 %. La main-d’œuvre avait également augmenté de 200 %.

Structure maison en bois

M. Tout le monde a découvert que la maison qu’il avait économisé pour construire s’était envolée de sa main, comme un oiseau. Les croquis et les plans qu’il avait préparés pour une jolie petite maison de 10 000 $ représentaient maintenant un investissement de 20 000 $ ou plus. En fait, s’il espérait construire quoi que ce soit, il devait se contenter d’une petite maison de six ou sept pièces, qui lui coûterait au moins 10 000 $ ou plus, ou autant que la grande maison qu’il avait prévu de construire à l’origine.

Que s’est-il passé ensuite ? M. Tout le monde n’a pas construit. Le boom de la construction que les fabricants de matériaux de construction avaient prédit avec confiance ne s’est pas matérialisé. Les prix étaient trop élevés, et on ne pouvait pas faire croire au public qu’ils ne baisseraient pas, et le public avait raison.

Ce texte date de 1923, il concerne les USA, mais on connait bien cette mélodie. Il est tiré de “La construction de la petite maison – une source d’information simple et utile sur les méthodes de construction des petites maisons américaines, pour quiconque envisage de construire.” par H. Vandervoort Walsh.

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