Les termites au museum d’histoire naturelle

bon-appetit-les-termitesDe plus en plus de constructions modernes utilisent le bois, les maisons passivs aussi bien que de nouveaux buildings de grandes tailles, on se disait que les termites allaient se régaler, mais on voulait comprendre comment ça fonctionne un termite, alors on s’est rendu sur le site du Muséum National d’Histoire Naturelle et on a compris, ou plutôt on a cherché à comprendre.

On a compris le titre et l’introduction
Bon appétit les termites !
Reproduire les différentes étapes de la digestion des termites dans le processus de méthanisation afin d’augmenter les rendements de la transformation des déchets en biogaz.

blatte_copyright-f-legendre

Des blattes bien sympa!


On n’a pas tout compris
ADN et fossiles permettent de dater l’origine des blattes, des mantes et des termites

L’origine des différents groupes de Dictyoptères (blattes, mantes, termites) est très controversée. Afin de vérifier les datations communément admises, une équipe principalement constituée de chercheurs de l’Institut de systématique, évolution, biodiversité (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/UPMC/EPHE) a utilisé une approche associant phylogénie moléculaire et paléontologie. Les scientifiques ont pu définir que l’origine des Dictyoptères était beaucoup plus récente que ne le laissaient supposer certains fossiles ou de précédentes estimations ; ces résultats sont publiés dans la revue PLOS ONE.

Les Dictyoptères forment un ordre d’insectes connus de tous : il comprend les blattes, grégaires, les termites aux sociétés de castes complexes et les mantes, grandes prédatrices. Leur origine est en revanche très controversée. Une équipe essentiellement composée de chercheurs de l’Institut de systématique, évolution, biodiversité (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/UPMC/EPHE) a utilisé une approche de macrophylogénie pour étudier l’origine de ces insectes. Alors que les phylogénies produites récemment à l’échelle des Dictyoptères utilisaient moins de 60 espèces, l’équipe a réuni un échantillon de près de 800 espèces et 10000 nucléotides afin de réviser la question de ces origines. L’obtention de cette phylogénie moléculaire a permis de redéfinir les relations de parenté entre les 800 espèces étudiées.

Un cadre temporel a ensuite été proposé grâce à des datations moléculaires, estimées par des méthodes mathématiques combinant étude des rythmes d’évolution de l’ADN et calibration par les âges de 18 fossiles aux affiliations argumentées sur un plan morphologique. Ces méthodes ont permis de dater l’arbre phylogénétique des Dictyoptères et d’évaluer l’âge de leur ancêtre commun et celui de chacun des trois groupes.

On n’a rien compris du tout
The phylogeny of termites (Dictyoptera: Isoptera) based on mitochondrialand nuclear markers: Implications for the evolution of the worker
and pseudergate castes, and foraging behaviors

staurojoenina-gracilis

On a compris mais on a été un peu écœuré.
Staurojoenina gracilis
Les termites xylophages possèdent une flore symbiotique complexe constituée de microorganismes indispensables à leur survie qui dégradent le bois, une source de nutriment pour le termite. Chaque espèce de termite possède la plupart du temps une flore spécifique. Staurojoenia gracilis est un des symbiontes du termite Bifiditermes madagascariensis.

La flore intestinale des termites xylophages est complexe, constituée d’une importante diversité d’organismes unicellulaires procaryotes et protistes (essentiellement des flagellés) qui sont indispensables à la survie et au développement du termite. Le termite xylophage est en effet incapable d’utiliser la cellulose du bois comme source de nutriments. Seuls les flagellés symbiotiques possèdent la machinerie enzymatique nécessaire à sa dégradation complète. L’acétate produit est une des principales sources de carbone pour le termite. Mais ils ne suffisent pas à eux seuls à fournir le termite en nutriments. Ce processus ne peut s’effectuer sans la participation d’un troisième partenaire, les bactéries symbiontes intracellulaires (endosymbiontes) ou attachés à la surface des flagellés (ectosymbiontes). Ce ménage à trois permet ainsi de fournir l’acétate nécessaire au métabolisme du termite.

Les protistes symbiontes des termites xylophages appartiennent pour la plupart à un phylum particulier d’eucaryotes unicellulaires, les Parabasalia auquel appartient le flagellé Staurojoenina gracilis, isolé par André Hollande du tractus intestinal du termite Bifiditermes madagascariensis provenant des régions de Nosy Bé et de Diego Suarez de Madagascar. Les Parabasalia possèdent une diversité de formes avec cependant des caractères morphologiques particuliers, qui leur sont propres pour certains, comme : un appareil de Golgi très développé (l’appareil parabasal) ; une division nucléaire singulière mettant en jeux un fuseau mitotique extranucléaire (pleuromitose) ; une absence de mitochondries, remplacées par des hydrogénosomes ; la présence d’une structure microtubulaire intracellulaire complexe, l’axostyle…


On a raté ça :
et c’est dommage.
Quand l’Histoire de France et l’histoire d’une invasion se rejoignent : cas des termites parisiens

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *