Même si on n’a pas le BAC, il faut faire des études de sol

Désolé pour ce jeu de mot consternant introduisant les effets d’une loi des plus sérieuses.

Contrairement à nous, mon cousin a choisi l’option construction plutôt que l’achat dans l’immobilier ancien. Norbert a ainsi acquis un joli terrain arboré au cœur de plusieurs autres habitations déjà construites et, à cette occasion, le vendeur a dû lui fournir un diagnostic de sol.

Cette étude est en effet exigée dans le cadre de la loi Elan du 23 novembre 2018. Objectif : sécuriser la construction des maisons et assurer leur pérennité. Peut-être que Norbert évitera de se retrouver comme nous avec des fissures récurrentes sur ses cloisons et plafonds (ça peut avoir son charme dans une vieille longère, mais ça peut aussi devenir angoissant et onéreux en matière de déco).

Un expert venu un jour les vérifier nous a plus ou moins rassuré : bah, ça fait soixante ans que ma famille construit des maisons et j’en connais peu sans fissure… Ça va peut-être changer.

Ce diagnostic, au même titre que celui dédié aux performances énergétiques, est aujourd’hui obligatoire. Il permet de définir avec précision la profondeur et le type de fondations à prévoir. Et les fondations, c’est le socle de sa future maison, à Norbert…

Côté budget aussi, l’étude lui permet de connaître à l’avance le prix de la construction et d’éviter les surprises du type : il faut creuser plus et ça coûtera plus cher que prévu, mon pauvre monsieur… à moins que vous vous moquiez que les murs de votre cuisine n’aient pas tous la même hauteur, c’est vous qui voyez…

En effet, les terrains bougent plus ou moins, et les risques de mouvements dus aux passages de la sécheresse à l’humidité pour certains sols sont bien réels. Les aléas géologiques (trous, argile gonflante etc.), parfois très différents entre deux terrains voisins, sont indétectables sans diagnostic opéré par un professionnel. Assortie d’une garantie décennale, cette étude est un grand pas vers des maisons plus durablement confortables. Et puis, ça donne du travail aux bureaux d’études spécialisés.

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