Festival International des Jardins de Chaumont

Château de Chaumont sur Loire - Photo Didier LagetLe Festival International des jardins du domaine de Chaumont célèbre son 25e anniversaire. J’y suis allé il y a quelques jours et en suis revenu avec une certaine énergie, car si le thème de cette année, “Jardins du siècle à venir”, évoque des choses comme le changement climatique ou la montée des eaux, les projets présentés, loin d’être dystopiques, sont très positifs, avec des propositions, des solutions et du rêve.

Voici 3 projets, c’est-à-dire pas grand chose sur les 32 présentés. Demain on vous en montre plus mais pas trop. Allez-y plutôt. Toutes les infos pour y aller: www.domaine-chaumont.fr

Je reste

Lélia DEMOISY et Julie MAHIEU, scénographes, Adèle HOPQUIN et Maud NEGRON, paysagistes DPLG,
Je reste - Photo Didier Laget

Je reste - Photo Didier Laget

Seul pendant la tempête, un homme refuse de fuir le désastre qui a englouti sa maison. Réfugié dans son propre grenier, il se recompose une existence à fleur d’eau avec les quelques effets qu’il a pu sauver. La tempête passe, mais l’eau demeure et l’homme doit imaginer des solutions de plus en plus en inventives pour survivre dans cet environnement amphibie. Il se construit un radeau, comme extension de son nouvel habitat avec tous les matériaux encore disponibles et ceux qu’il retrouve à la surface de l’eau. Ce sera son jardin flottant, véritable plateforme d’expérimentation pour une culture vivrière et poétique hors du sol.

Que vienne la pluie…

Frédérique LARINIER, ingénieur agronome/paysagiste, Gaël BARDON, jardinier-paysagiste et Emmanuel PUYBONNIEUX, vannier.
que-vienne-la-pluie Photo Didier Laget

que-vienne-la-pluie Photo Didier Laget
La température de la surface du globe devrait augmenter de 1 à 6 °C supplémentaires au cours du siècle, avec pour conséquence une inéluctable montée des eaux. Face à ces bouleversements, quelles pourraient-être les nouvelles manières d’habiter et d’exploiter un milieu rendu instable et mouvant ?

Ce jardin s’appuie sur les forces vives qui poussent aussi bien l’homme que la nature à renaître pour se reconstruire plutôt que de se résoudre à la fatalité. Inspiré de l’esthétique naturelle des paysages de mangroves et de celle des jardins flottants et cultivés du lac Inlé en Birmanie, il transpose sous nos latitudes ces deux univers de pays chauds en s’appuyant sur l’exploitation de l’osier vivant.

Oikos

Mathieu LOCRET, jardinier-paysagiste, Anna-Laura BOURGUIGNON et Mathilde GALLICHET, architectes, et Stéphane AVENET, paysagiste et menuisier de jardin.
Avec la participation de Manon DAMIENS, sculpteur sur métal

OIKOS - Photo Didier Laget

OIKOS - Photo Didier Laget

OIKOS - Photo Didier Laget

OIKOS - Photo Didier Laget
Le monde de demain, qui s’esquisse, transgresse les limites entre ville et nature et tend vers « l’écosophie » telle que la définissait Guattari (1989) : une sagesse de l’habiter à la fois mentale, sociale et environnementale. C’est à partir de l’habiter que chaque individu fabriquera le jardin de demain.
A portée de main, ces actions prennent vie au sein même de nos maisons et leur font retrouver le sens originel de l’Oikos (maison, habitat en grec) : habitat dans son acception la plus large, à la fois naturel et familial, lieu de vie et de production agricole.

Invités dans le quotidien de l’Oikos, les flâneurs franchissent l’entrée de la maison pour découvrir une nature qui s’infiltre dans l’ossature et se cache entre les murs devenus réceptacles de cultures, abris à insectes etc. Le jardin de demain n’est donc pas une utopie lointaine. Il est déjà à notre porte, sous nos fenêtres et sur nos murs, et pénètre les intérieurs de la Maison-Monde.

Credit photo: Didier Laget

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