Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire (2e partie)

chateau-de-chaumont-sur-loire - Photo Didier LagetComme promis, voici la deuxième partie de notre visite du Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire. Mais comme le mieux, c’est quand même d’y aller vous-même, voici l’adresse du site où vous trouverez toutes les infos pour y aller: www.domaine-chaumont.fr

Explosive Nature

Marguerite RIBSTEIN, paysagiste DPLG et Grégory CAZEAUX, architecte DPLG et paysagiste
EXPLOSIVE NATURE - photo Didier Laget

EXPLOSIVE NATURE - photo Didier Laget

EXPLOSIVE NATURE - photo Didier Laget

On a adoré ce projet, pour sa simplicité et son évidence. C’est quelque chose qu’on imagine voir partout!

Jetées par dessus les clôtures, déposées dans des interstices, dispersées directement sur le sol sans être plantées, les bombes à graines participent à la renaturation de notre environnement. Pratique ancestrale de l’agriculture japonaise, reprise par la guérilla jardinière, ces bombes de semences protègent les graines jusqu’à ce qu’elles se trouvent dans des conditions idéales pour germer.

Le fruit de ce bombardement crée un véritable jardin, riche en contrastes et en biodiversité. Les boules de graines continuent à germer, puis se fissurent, libèrent de jeunes pousses. Le jardin et sa structure évoluent. Les plantes grimpent et habillent la structure, elles s’épanouissent quand le caillebotis s’efface. Le jardin met en scène et magnifie ces plantes qui se suffisent à elles-mêmes, plantes rudérales qui poussent dans des conditions parfois extrêmes, sans l’aide de l’homme.

La maison vivante

Emilie GARNIER et Barthélémy AFFRES, paysagistes DPLG
LA-MAISON-VIVANTE photo Didier Laget

LA-MAISON-VIVANTE photo Didier Laget
Dans la société de demain, nous serons tous jardiniers. Les immeubles seront les arbres ; les quartiers d’affaires, les forêts ; les autoroutes, les fleuves ; la ville sera la nature et la planète, notre jardin.

En réponse à la pénurie énergétique, à la raréfaction de nos ressources, au surdimensionnement des mégalopoles, à la crise du logement, à l’étendue effrénée de la bio-uniformité, voici le prolongement ultime de la nature en ville : la maison vivante ou le jardin de vie.

A travers les différentes pièces de la maison vivante, vous découvrirez l’intérieur d’un simple « jarditadin », planté avec humilité et patience, à l’image de ce que devra être l’homme de demain : un mélange du jardinier et du citadin.

Vivre au jardin

Camille BAUDELAIRE, directrice artistique et Elodie DAUGUET, scénographe
VIVRE-AU-JARDIN - photo Didier Laget
Ce jardin exprime un fantasme impossible de l’être humain d’aujourd’hui : celui du retour à l’origine, d’un mode de vie en creux au sein d’une nature qui aurait repris sa vitalité. Dans un monde où la population et son urbanisation ne font que croître, où la place de la nature se voit menacée, le jardin de demain deviendrait-il un jardin des interstices ? Il offre une réponse avec un milieu foisonnant qui redonne à la nature toute sa place dans notre quotidien. Il est structuré comme un appartement, suivant des lignes tracées au sol. Au fil de la déambulation le visiteur découvre du mobilier recouvert de miroir, presque invisible dans la végétation.

Un commentaire

  1. J’aime bien le travaille de Grégory Cazeaux. J’ai visité son jardin, Explosive Nature, il y a 1 mois.

    Une idée géniale avec un exécution brillante, ce jardin reste dans mon Top 3 de mes projets préférés de cette édition du Festival des Jardins de Chaumont s/Loire.

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