Éco-responsable sans le savoir


– Pour la planète, il faudrait qu’on aille au-delà du tri sélectif. Il faudrait lutter contre la consommation à outrance et l’obsolescence programmée…
– Là je t’arrête. On en fait assez comme ça. Je te rappelle que les trois quarts des meubles et objets dans cette maison ont été chinés ou achetés d’occasion. Par exemple, la chaise 60’s dénichée aux puces dans laquelle tu es assis pour lire le journal, pendant que je remplis le lave-linge reconditionné que nous avons payé la moitié de son prix, et qui marche parfaitement.
– C’est pas faux.
– Et ta voiture ? D’occasion ! Et tu roules avec depuis bientôt 20 ans…
– Ce n’est pas une voiture, c’est bientôt une auto de collection.
– Même mon vélo est vintage. Il suffit de réparer, rénover, entretenir, et on fait ainsi un sacré geste pour le bilan carbone. On peut consommer, sans pour autant vouloir du neuf et agresser la planète. L’économie circulaire, c’est une expression que ne connaissaient pas ceux qui la mettaient déjà en application il y a des décennies. Je dis même que les brocanteurs et autres antiquaires, ou encore Emmaüs, sont les acteurs majeurs du développement durable, bien plus que le ministère de la transition écologique, par exemple.
– Quand je pense que j’étais éco-responsable sans le savoir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *